blogorama
Accueil Date de création : 30/04/07 Dernière mise à jour : 01/02/10 22:35 / 117 articles publiés
 

..  (Des vers pour exister) posté le lundi 01 février 2010 22:35

La mort bat dans ma tête,
Un refrain lancinant,
Je suis la marionnette
De ses sombres accents.

Je ne suis rien sans elle,

La mort bat dans ma tête,
Large front sans yeux
Qui m'observe et me guette,
Obscur et sérieux.

Je ne suis rien sans elle,

La mort bat dans ma tête
Aussi bas qu'un complot,
Et jamais rien n'arrête
Son sépulcral argot.

Et j'écris grâce à elle,

La mort bat dans ma tête
Et coule dans mes veines,
Me contrôle et me jette
Dans une ombre malsaine.

lien permanent

-  (Des vers pour exister) posté le lundi 25 janvier 2010 22:02

Je n'écris plus.
Je pleure parce que je n'écris plus.
Parce que je n'écris plus quand je pleure.

lien permanent

Somnolence  (Des vers pour exister) posté le mardi 24 novembre 2009 13:59

Qu’avez-vous, paupières ?
Fardées de vos fardeaux,
Pesantes comme pierres,
Baissées comme rideau…

Sommeil sans cauchemar,
Dans sa robe de nuit,
Qui s’en vient prendre part
A mon oblong ennui

Recueille dans ses mains
Les larmes délavées
Qu’aux lueurs du matin
Je n’ai su enrayer…

 

lien permanent

Spleen  (Des vers pour exister) posté le mercredi 21 octobre 2009 21:35

De toutes les façons,
J’ai voulu exister…
Dans les partitions,
Dans les rires flûtés,

Dans la détresse aussi,
Le rejet de l’effort,
Les larmes et les cris,
Les lames et la mort.

Les paroles foireuses
Et le néant verbal,
Métaphores vaseuses
Et gerbantes morales…

Maudissant tour à tour
Et l’envie, et la vie,
Et l’humour qu’a l’amour,
Et l’ennui, et la nuit.

J’ai voulu exister
Dans un verre de rhum,
Sur les Champs-Élysées
Dans les bras de mon homme…

Je n’ai jamais trouvé
Ni dans ma vie foutue
Ni dans ma vie rêvée
Pourquoi je suis venue.

Du passé au présent,
Quel sordide dédale…
Suivez le fil du sang
Jusqu’à l’ultime râle

lien permanent

Lettre ouverte à Adeline  posté le samedi 10 octobre 2009 16:20

Commentaires laissés sur "Lettre ouverte à mon grand-père" (2007) par ma cousine Adeline :

"ce texte ne ma absolument pas touché quand on sais réellement la personne que tu es.Je te connais et sincèrement ton poème ma plus fait rire qu'autre chose.Ts t mots sonnent FAUX"

"arrète,à force de tant pleuré tu vas nous créer un nouveau fleuve!Tu oses écrire des mots sur un homme que tu as bléssé.A ta place j'aurais franchmt hontes.Regardes toi dans un miroir,pck ma pauvre babeth tu me fais pitié.Ne parles plus jamais de mon grand-père,car tu nel'as jamais connu"

 

 

Adeline,

Habituellement, quand je rends public ce genre de commentaires, c’est pour me payer la tête de son auteur (l’orthographe « personnalisée » a toujours été chez moi l’objet de railleries). Mais nous n’en somme plus là… Là n’est pas la question.

            Quand mon père m’a dit que ta maman était passée sur son blog en déversant au  passage un peu de son venin, je me suis jetée sur le mien pour voir ce qu’il en était. Et voici donc.

            Je suis passée par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel à la lecture de tes commentaires. Premièrement j’ai été stupéfaite. Je me demande ce qui motive les gens à venir faire étalage de leur méchanceté sur le net, surtout quand elle est gratuite.

Deuxièmement, j’ai été en colère. D’une part tes propos sont insultants vis-à-vis de moi. D’autre part, j’imagine que ce n’est pas voulu, tu insultes indirectement la mémoire de notre grand-père (et pas « ton » grand-père, comme tu dis). Pour te donner une image, ce texte, c’est l’équivalent d’un bouquet de fleur qu’on pose sur une tombe. En venant saccager cet hommage, c’est comme si tu saccageais sa tombe. C’est dur, mais c’est comme ça.
De plus, je trouve ce genre de remarque très déplacé et surtout très osé de la part d’une famille qui, une fois Papy décédé, s’est jeté sur Mamie comme une horde de vautour pour avoir sa part du gâteau. Moi j’dis ça, j’dis rien.

Pour finir, je suis bouffée par la tristesse. Et même si tout le monde me dit « prête pas attention »,  je suis triste. Je suis triste d’apprendre de manière inopinée que j’ai blessé mon grand-père. Je n’étais pas au courant. J’attends de toi que tu développes.

J’attends. Je veux des précisions.

Car de toute évidence, une rumeur doit courir à mon propos pour que tu débarques comme ça en me lançant à la tronche que ces mots sont du vent (c’est vrai que j’ai rien d’autre à faire que d’écrire des bêtises, c’est pas comme certains), que je suis fausse, que tu me connais, que tu sais la personne que je suis. Comment donc me connais-tu, alors qu’avant qu’on soit amenées à se recroiser pour les funérailles de NOTRE grand-père (désolée si j’insiste), ça devait faire 10 ans qu’on ne s’était pas vues ? Puis je sais pas, quand on viens porter des accusations sur quelqu’un avec l’intention d’être un minimum crédible, on vient avec des arguments, des exemples, des trucs comme ça, quoi. C’est facile d’arriver avec son agressivité sous le bras et de se donner des airs mystérieux avec des « je sais qui tu es » dignes des plus mauvais thrillers.

Admettons que tu aies raison : je n’ai jamais connu mon grand-père et vous avez sois-disant toujours été là pour lui, je m’étonnes dans ce cas qu’années après années, lorsque nous venions fêter Noël, vous n’étiez jamais là. Jamais là non plus lorsque que NOUS nous tapions  les 1000 bornes allez-retour pour venir voir Papy toutes les fois qu’il était au plus mal… Opération du cœur, hospitalisations… On était toujours là. Toujours. Etrangement, on ne vous a jamais vu. J’ajoute  que ma mère appelle Mamie toutes les semaines et cela depuis de nombreuses années. Est-ce le cas de la tienne ? Je crois que s’il avait lu tes mots, Adeline, il se serait retourné dans sa tombe. Non, nous avons honte de rien, ni mon père, ni ma mère, ni mes frères, ni moi.  Nous n’avons rien à nous reprocher, strictement rien . Je n’ai jamais fait d’histoire dans cette famille (dieu sait que j’ai largement de quoi, pourtant). Il me semble que, et justifie-toi si tu penses que je me trompe, j’ai toujours fermé ma gueule. Vu, entendu, subi aussi. Mais j’ai toujours fermé ma gueule.

La seule chose susceptible de blesser Papy que j’aurai pu faire, est de ne jamais vous avoir porté dans mon cœur, ni toi, ni tes parents, ni tes sœurs (d’ailleurs, ne m’appelle pas « Babeth »). Désolée, mais je me sens trop éloignée de ce qui apparaît à mes yeux comme la conception que vous avez d’une famille : querelles, calomnie, cupidité, hypocrisie, mensonges. Je ne vous connais pas, vous nie et vous renie. Je ne m’en cache aucunement, je n’ai pas honte de cela, pensez-en ce que vous voulez.     

            Alors la seule chose que je veux, avant de clore cette lettre que j’aurais préféré t’envoyer en privé si tu avais eu le cran de laisser ton mail, c’est de nous laisser en paix, ma famille et moi. Point final.

            Elisabeth

PS : Message également adressé à ma tante Denise.

lien permanent